Ville d'Ondres

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Cadre de vie

Bulletin-fleurissement-2015-webConcours de fleurissement 2015
Cette année, le concours annuel de fleurissement et d’embellissement de la commune récompensera une catégorie supplémentaire d’amis de la flore, avec les « terrasses et balcons fleuris ». Pour participer, il suffit de s’inscrire auprès de la mairie annexe (05 59 45 29 22), de l’Office de tourisme (05 59 45 19 19) ou par email en renvoyant ses coordonnées à servicestechniques@ondres.fr avant le 11 juillet. Vous pouvez aussi remplir et renvoyer le bulletin d’inscription disponible ici…


« Touche pas à ma dune », un slogan pour l’été
Lezard-ocelléIl y a un an à peine, le littoral pansait ses blessures et Ondres enclenchait la première phase de son plan plage. Le premier objectif – défendre le site – est atteint, même si quelques incivilités ont été constatées. Pour nos amis visiteurs, la saison s’ouvre avec des nouveautés mais aussi de petites contraintes. La conservation du milieu dunaire est à ce prix.

Attaquons-nous tout de suite aux « petites contraintes », qui n’en sont guère puisqu’elles consistent simplement à ne plus cheminer sur l’arrière-dune pour se rendre à la plage : visibles dès l’approche du parking, des clôtures en ganivelles ont été piquetées pour préserver le piétinement de ces espaces si fragiles.

Une nouvelle signalétique a fait également son apparition pour prévenir les promeneurs égarés. Certains panneaux arborent désormais une mascotte figurant les traits d’un lézard ocellé, un amical résident de la dune, à l’habitat particulièrement sensible, et qui rendra grâce à tous les flâneurs respectueux.
Pour le panorama, les Ondrais devront certainement redire ou réexpliquer pourquoi les blockhaus ont quitté le paysage : « parce qu’au sud, la présence de l’imposant bâtiment avait conduit l’océan à le contourner et à creuser la dune sur près de 30 mètres de profondeur, menaçant tout l’édifice dunaire à proximité ; et qu’au nord, il était devenu dangereux d’approcher de gros débris, de plus en plus instables ».
L’esplanade du poste de secours a aussi bénéficié des premiers financements du plan plage. Au nord, à la sortie du parking à vélos, on appréciera l’installation d’une grande « banquette » de repos, qui ceinture et protège une ouverture vers l’arrière-dune, désormais fermée. Enfin, le front de mer s’est considérablement embelli, avec l’installation de vastes solariums en bois, « tournés vers les Pyrénées », où les belles soirées d’été devraient agréablement se prolonger.


Les espaces verts de la ville en mode « zéro phyto »

Tout le centre-bourg est désormais entretenu sans produits phytosanitaires

Tout le centre-bourg est désormais entretenu sans produits phytosanitaires

En 2014, la commune a mis en place son plan Écophyto, un programme visant à réduire toutes utilisations de produits phytosanitaires de 50 % d’ici 2018. Les premiers résultats sont là.  
Pour mémoire, Écophyto 2018 est une initiative lancée en 2008 à la suite du Grenelle de l’environnement, pilotée par le ministère de l’Agriculture. C’est un plan qui tend à limiter le recours aux pesticides, fongicides et herbicides de 50 % d’ici 2018. Le plan Écophyto 2018 est aussi un signe adressé à tous les jardiniers amateurs qui emploieraient encore des produits nocifs alors que des alternatives existent.
À l’échelle communale, le service des espaces verts s’est donné les moyens d’entreprendre ce changement en privilégiant les méthodes écoresponsables (désherbage manuel ou thermique, paillage, etc.) et en réorganisant aussi ses plannings. L’objectif du zéro phyto devrait être tenu avant l’échéance recommandée. En 2015 (voir ci-contre), tout le centre-bourg et sa proche périphérie sont désormais exempts de traitements préjudiciables à l’environnement. Progressivement, tout le territoire communal bénéficiera de ce programme.

EV-bordure-fleurieUne biodiversité mieux respectée
Conduire une « gestion raisonnée » des espaces verts, c’est aussi s’attacher à de nouvelles considérations, comme, par exemple, la prise en compte de la moindre fréquentation de certains espaces publics, de sols plus fragiles ou la conservation de milieux favorables à la nourriture et à la reproduction des espèces, qui ne subiront plus d’agressions mécaniques. On parle aussi de « gestion différenciée ». C’est ainsi qu’à Ondres, les fauchages de talus en bordure des routes ont été diminués par deux et sont pratiqués en fonction des périodes de floraison. Une logique qui va dans le sens du maintien d’une végétation plus spontanée, plus sauvage et propice au développement de la biodiversité.

 Loi Labbé : les pesticides interdits dans les espaces verts et les jardins dès 2020
La loi Labbé de 2014 prévoit la mise en place de l’objectif zéro phyto dans l’ensemble des espaces publics à compter du 1er janvier 2020 : interdiction de l’usage des produits phytosanitaires par l’État, les collectivités locales et établissements publics, pour l’entretien des espaces verts, promenades, forêts.
La commercialisation et la détention de produits phytosanitaires à usage non professionnel seront interdites à partir du 1er janvier 2022, pour laisser le temps aux industriels de s’adapter. Cette mesure concerne tout particulièrement les jardiniers amateurs.

Le développement des alternatives  
Pour éviter l’usage des pesticides au jardin, il existe des méthodes alternatives d’autant plus faciles à utiliser que l’on aura diagnostiqué tôt l’origine d’un problème et que le niveau d’infestation sera faible.
Outre le désherbage manuel, très efficace quand on s’y prend dès les premières pousses, les outils de désherbage thermique (à flamme, à infrarouge ou à eau chaude) vont se populariser, de même que l’apprentissage de la lutte biologique. Les nouveaux auxiliaires des jardiniers pour lutter contre les ravageurs s’appellent coccinelles ou phéromones. Toute une gamme de produits de « biocontrôle » est en émergence. Insectes, micro-organismes et substances naturelles sont les acteurs modernes de ces nouvelles pratiques, lesquelles impliquent de considérer désormais un jardin comme un « écosystème cultivé », et non plus comme un territoire artificiel chimiquement reconstitué…


Les jardiniers de la ville sont des professionnels passionnés et à votre écoute. N’hésitez pas à leur demander un petit conseil quand vous les croisez !
Email : espacesverts@ondres.fr






Lu dans le quotidien Sud Ouest :