Ville d'Ondres

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Ondres d’hier à aujourd’hui… 100 ans de rugby à Ondres

Pour les cent ans de rugby à ONDRES, essayons de nous remémorer les différentes étapes, et les moyens mis à disposition par les responsables de toutes les époques, espaces, équipements, pour la pratique de ce sport,  organisé ou pas, avec un ballon, une vessie de cochon (béchugue), et même un potiron.

1975-1976

1975-1976

Avant la guerre, c’est l’espace de l’Étoile (actuellement cabinet médical et Hameau du Lac) où une partie marécageuse hypothéquait parfois les dimensions du terrain de jeu, tout en restant un lieu de pâturage pour les bovidés et équidés du quartier, et ceci n’était pas sans conséquences au moment de la « douche » du puits ou du canal sans shampooing !

Puis, dans les années 40*, la commune a acheté le terrain actuel à M. POUGEL de TENEUILLE, qui était une très bonne place pour la chasse à l’alouette. Ce terrain était déjà utilisé par les enfants, avec le canal comme lavabo.

En 1946, a été relancé le club de l’ASO, ce qui a déclenché la mise en place d’équipements nécessaires,  vestiaires en planches à côté du BET-PEUCH, équipés d’une simple chaudière à bois dont les premiers chauffeurs furent Marcel TOUERTOU et Arnaud TABAKE. L’espace de jeu était tout à fait à l’est. Les déplacements de l’équipe se faisaient avec le camion bâché de Léon GRACIET. Une petite tribune avait été construite en bois, avec des bénévoles et des artisans. Le stade fut baptisé du nom de René DICHARRY (citoyen ondrais mort en déportation).

1975-1976 : Réfection du terrain avec déplacement vers le bas (OUEST), permettant de libérer l’espace pour le basket et le tennis par la suite. Mise en place de l’arrosage du terrain.

1977-1980 : construction des tribunes actuelles, puis achat des terrains POIRIER et TAUPIAC, sur lesquels on trouve aujourd’hui le 2e terrain, le point d’accueil avec salle et cuisine, et la maison du Tennis.

Durant toutes ces étapes, combien de bénévoles ont donné de leur temps, leur savoir-faire, pour que les équipements apportent à nos jeunes ce qu’ils attendaient ! Je citerai l’action menée par 3 ou 4 copains, qui avaient mis en place une main courante tout autour du terrain en tubes d’acier soudés, qu’ils avaient eux-mêmes fait sortir des Forges de l’Adour, et peut-être sans bon d’achat… La comptabilité ne s’en était pas aperçue !

Comme tous les autres, notre stade a connu beaucoup de combats, exploits, joies et déceptions, mais aussi entendu quelques réflexions aussi sincères qu’amusantes sur le bord de la touche. Un supporter un peu batailleur en déplacement à POUILLON, au cours d’un échange un peu mouvementé sur le bord de la touche, lança : « Il parait qu’à Pouillon, c’est comme à Alençon, il y a autant de c…s que de maisons ! »
Il n’avait pas pensé à la réaction d’une Pouillonnaise, genre belle-mère un peu aigrie, qui lui balança un coup de parapluie fermé sur la tête, et en plus il reçut l’eau boueuse du seau du soigneur en pleine face, qui ne lui était pas destinée !

Pour le derby Ondres-Saint Martin en 1948, le comité inquiet, avait désigné un arbitre de très haut niveau, Monsieur PARIES. Le match s’était bien déroulé, avec un évènement rare : un supporter Ondrais pas du tout muet, dénommé PIRON, avait été expulsé du stade jusque sur la route d’où on l’avait encore entendu.

Avec ces équipements, ces bénévoles, cette jeunesse, ONDRES a connu, comme beaucoup d’autres communes, ce rugby du village, avec ses lieux de camaraderie, et beaucoup de très bons souvenirs.

Charlot CARTY

*NDLR : le stade René Dicharry a été acquis le 24 janvier 1942 et fut inauguré le 30 septembre 1946.

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Lu dans le quotidien Sud Ouest :