Ville d'Ondres

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Ondres d’hier à aujourd’hui… Le quartier Sarros (Sud Est de la commune)

Ce coin d’Ondres était un secteur agricole avec une douzaine de fermettes de 2 à 4 hectares, dont deux Riscles, abandonnée, dans les années 40, et Adélaïde disparue avec l’échangeur de l’A 63.

Ondres - Quartier SarrosDans ces fermes très fertiles vivaient des familles de deux ou trois générations sous le même toit. On trouvait dans chacune d’elle, tout le nécessaire pour assurer le quotidien, le jardin, un verger avec tous les fruits de saison, la vigne, l’élevage, et une basse-cour très bien gérée, souvent par les « mémés » qui faute de couveuse électrique n’oubliaient pas de mettre les glousses à couver, garantissant ainsi sans restriction, civets, rôtis, confits et poules au pot toute l’année.

Le cheptel de boeufs, contrairement aux machines d’aujourd’hui, augmentait le capital tout en assurant les travaux de labour, et autres liés à l’exploitation. Pour la reproduction des bovidés, l’insémination artificielle n’étant pas encore généralisée, le taureau géniteur se trouvait à la ferme de « Lajus ».
Presque toutes ces exploitations avaient aussi une parcelle de lande qui fournissait la litière, le bois de chauffage, et quelquefois de la résine suivant l’âge de la forêt. Ces paysans menaient une vie pleine de solidarité entre voisins, pour les « despourguères », fenaisons, vendanges qui étaient davantage des moments de fêtes que de corvées.
Lors des noces, dans les grandes granges, les bancs et tables prenaient la place des charrettes et outils durant 2 ou 3 jours, et combien d’époux ont été dérangés par le chant inattendu d’un coq dans la table de nuit !!!

Ondres - Quartier SarrosCe quartier s’est transformé à partir des années 40, d’abord avec l’arrivée d’un important courtier aux bestiaux « Le Grand Jules », transformant la tranquille ferme du « Pastourot ». Puis la tranquillité du secteur de « Broussic » fut perturbée par les « va-et-vient » importants à la décharge municipale implantée pendant une vingtaine d’années dans la forêt de « Berricq » sans incinération !
Les commerçants en voiture hippomobile, Fernande fruits et légumes, Charlotte et Jeanne de Bignes, Jeanne la « chichire » comme laitière, et Amédé et Omer les résiniers.
Le secteur de Lajus étant le point culminant de la commune, les Allemands avaient, pendant la guerre, installé un poste d’observation avec abris et tranchées, sur la plaine de Bellocq. C’était aussi le coin de la commune où à l’époque des privations, on trouvait un peu de ravitaillement.
Le curé Amédé y était assidu. Chaque semaine, les grandes sacoches de son vélo laissaient apparaître sous sa soutane le goulot des bouteilles.
C’était un peu du marché noir, mais baptisé vin de messe, avec peut-être un peu pour les vêpres…
L’hospitalité de ces vieilles familles n’était pas un vain mot, et les dévouées religieuses n’étaient pas oubliées.

Ce quartier a connu ses joies mais aussi ses peines, On ne peut oublier ces terribles accidents, dans les années 60, qui ont coûté la vie à deux braves personnes, l’une happéé par une machine, et l’autre écrasée par une meule de foin.

Un petit refrain de l’époque
A nos toute l’anade
Qui a de queu mindia
De fort bères bouyattes
De quen s’umbeuyagua
Un braoue bieul que counte
Et que dits lou beurtat
Qui ny a peur tout lou mounde
Dou Biarn un caou bichac
A le beune aou Seignanx
Ou meme a Tarnos
N’y a pas nat
Com lou quartier d’Sarros

Charlot CARTY

Pour en savoir plus « L’agriculture autrefois à Ondres », contactez le groupe de recherche sur l’histoire locale – Disponible au Foyer d’Education Populaire.

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Lu dans le quotidien Sud Ouest :