Ville d'Ondres

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Ondres d’hier à aujourd’hui… La route nationale

La RN10 devenue RD810Nous allons faire la traversée d’Ondres sur la RN 10 du nord au sud  en essayant de rappeler les activités artisanales ou commerciales qui s’y sont succédé. Il paraît logique d’intégrer dans ce récit le petit secteur sud de Labenne qui avait une certaine importance dans la vie de plusieurs Ondrais.

En premier, la Gare, plus proche que Bayonne, où l’on se rendait en voiture hippomobile ou à vélo pour le départ au service militaire, et l’accompagnateur revenait à la maison avec le cheval ou avec les deux vélos suivant les cas. Il y avait aussi un quai où les muletiers allaient décharger leur « bros » de poteaux de mine dans les wagons, peut-être du ferroutage avant l’heure. Le passage à niveau très dangereux a été supprimé avec le pont supérieur réalisé en 1955. Puis, tout à côté, en ruine actuellement, l’usine PAU, vieilles familles d’Ondres et Labenne, importants propriétaires, ou, résiniers et sylviculteurs avec le traitement par distillation de la gemme (colophane, essence de térébenthine) et l’exploitation forestière, y trouvaient la valorisation de leur profession.
Cette usine était devenue TECMA avec l’arrêt du gemmage et la fabrication de palettes pour lesquelles plusieurs jeunes du coin ont planté des milliers de pointes. A côté, le bar restaurant le Boudigau (reptilarium actuellement) devant lequel plusieurs attelages d’Ondres ont attendu que les cochers boivent leur chopine. Les jeunes y étaient assidus les samedis soir et dimanches. Avant le passage de l’autoroute il y avait toujours une longue file de camions à l’heure des repas.     

Puis c’est le carrefour de la fromagerie avec le départ de la route d’Yrieu, et de l’autre côté, le pont de Matiloun où passaient beaucoup d’Ondrais pas en tenue de footing mais avec les charrettes, « hapchots » et  « daillots ». Puis la grande maison de Berhouague était la dernière bâtisse de Labenne avant la zone artisanale réalisée.

La RN10 à Ondres. Au premier plan à gauche, l’ancienne salle des fêtes. A droite, en remontant, la boulangerie LABADIE GOALARD, puis le restaurant chez CAQUETTE – Phototèque du groupe d’histoire locale

Nous voici côté Ondres à La Branère qui vient du mot brande, très abondante dans ce secteur de forêt qui était utilisée pour la confection de balais solides et rugueux, pour les extérieurs, dépendances, ateliers et autres. Les Forges de l’Adour et autres usines en étaient de grandes utilisatrices. Deux réalisations étaient venues matérialiser visiblement la limite des deux communes : la station Esso sur Ondres et la déchetterie sur Labenne. Il y a eu longtemps sur cette plaine un repère que tout le monde connaissait : la statue, à caractère religieux, érigée par des Anglais suite à un accident de voiture sans victime en 1910. Pendant longtemps des fleurs y étaient déposées. Elle n’avait pas été remise en place peu après les travaux d’élargissement de la voie.

 

Au pied de la côte, le chemin qui mène à l’Esquiros, maison retirée de Jeanne et Jules, est toujours occupée par des descendants qui avaient vu arriver un peu de voisinage avec la construction d’un bâtiment de trois appartements dans les années 50.
Puis, en montant la côte, un garage avait été construit dans les années 70, presque en face de la sortie du chemin de Piron dans lequel on aperçoit le « clédoun » et « chez Manoum ».

L'auberge chez CassietNous voici à Cassiet, propriété de la famille Lacouture de Labenne, qui était une ferme avec élevage, dont un taureau géniteur et surtout de la culture maraîchère qui s’adaptait très bien à ce terrain léger et sablonneux surtout pour les primeurs, car ce n’était pas encore l’époque des serres et autres installations chauffées d’aujourd’hui. Le fermier maraîcher se nommait « Lou Louisot » qui était avec son épouse de grands travailleurs. Ils avaient fait construire la belle maison au bourg dans les années 40, appelée « Plan Soumiat », ou « bien semée », ce qui était une évidence pour obtenir une telle récolte. Leurs successeurs ont été paysans, éleveurs, courtiers en bestiaux avant de voir auberges, restaurants et motels d’aujourd’hui. Le mot Cassiet  aura une certaine résonance pour beaucoup de vieux chasseurs, car sa fontaine comme plusieurs autres était une très bonne « remise » des bécasses.
De l’autre côté de la route, la vieille maison au Puts était la propriété de deux frères mariés avec deux sœurs, l’un maraîcher et l’autre douanier, disparus dans les années 40 sans successions.

Charlot Carty

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Lu dans le quotidien Sud Ouest :