Ville d'Ondres

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Veilleurs d’écume

Ils sont neuf maîtres nageurs sauveteurs * (sept en permanence) dont trois CRS à scruter la plage d’Ondres tous les jours de 11h à 19h, depuis le 18 juin et jusqu’au 11 septembre prochain. A votre service…

Sportifs dévoués et généreux, ils sont tous diplômés du BNSSA (Brevet National de Secours et Sauvetage Aquatique). Pour la petite histoire, leur diplôme ne suffit pas : en mai dernier tous ont passé des tests qualifiés de difficiles à la plage de Seignosse ; ce jour là, l’océan était démonté et les épreuves furent extrêmement sélectives (800m palmes, 200m deux nages, 1 épreuve avec mannequin, 1 épreuve d’apnée et 2 épreuves de secourisme et de réglementation). L’équipe 2011 est donc particulièrement aguerrie et continue de s’entraîner quotidiennement.

L'équipe 2011 du poste de secours de la plage d'OndresLeur journée débute vers 10h le matin par le nettoyage du poste, des vestiaires et de l’infirmerie. Puis, ils s’attaquent à l’installation de la plage, c’est à dire au choix et au piquetage de la zone de bain. Celle-ci est établie après un entraînement de 20 mn de natation. Ils sont alors en mesure de déterminer où se situera la zone de baignade la plus sécurisée et choisissent la couleur du drapeau à hisser. A 11h, tout doit être prêt pour démarrer la surveillance et ils assurent ensuite des rotations de une à deux heures, toujours à deux sur le mirador et d’autres en patrouille dans l’eau ou sur le rivage.

Pas d’évènement majeur à signaler à mi-saison, hormis quelques passages de physalies (Physalia physalis appelée aussi Vaisseau de guerre portugais) qui ont contraint à fermer quelques heures la baignade. Ces organismes marins qu’on apparente à tort aux méduses sont extrêmement urticants ; dans leur infirmerie, les secouristes connaissent le traitement approprié :  » mousse à raser et carte bleue  » glissent-ils en souriant.  Il suffit en effet de décoller délicatement le filament en contact avec la peau et de rincer abondamment,  » mais la sensation de brûlure peut subsister plusieurs jours « , préviennent-ils. L’infirmerie dispose aussi d’un défibrillateur, d’oxygène et de moyens d’immobilisation utilisés en cas de traumatismes rachidiens. Ces derniers sont fréquents lorsque, à marée montante, les vagues viennent éclater avec violence tout au bord de la plage ; les sauveteurs appellent alors à la vigilance et s’emparent de la sono pour expliquer le phénomène (shorebreak) et demander aux parents de contenir leurs enfants.

Hélitreuillage à la plage d'OndresLa première véritable alerte de l’été a eu lieu mardi dernier : un shorebreak impressionnant de 2,5 m interdisait le retour au rivage d’une jeune femme et d’un bodyboarder. Les MNS se sont immédiatement mis à l’eau et ont rejoint en quelques secondes les victimes. Dans ce cas, le sauveteur juge en circonstance : vu la puissance du shorebreak, le retour à la nage aurait été imprudent… Un signe a suffi pour que soit déclenché l’hélitreuillage.

En moins de 10 mn l’hélicoptère, parti de Biarritz, déposait d’abord un médecin au poste de secours puis larguait un plongeur auprès des nageurs qui furent remontés un par un, et ramenés à bon port.

Ceux qui ont assisté à l’opération soulignent la maîtrise et l’assurance dont a fait preuve toute l’équipe.
C’est en réalité en ouvrant le frigo du poste de secours qu’on mesure la reconnaissance du public ! Petits ou grands rescapés oublient rarement leurs mésaventures et reviennent généralement avec quelques pâtisseries ou des boissons à bulles.

Laure Bottiau a rejoint l'équipe du poste de secours d'Ondres* Bienvenue à Laure Bottiau, arrivée aujourd’hui à Ondres qui vient renforcer – et féminiser – l’équipe jusqu’à la fin du mois. Sa première journée fut plus qu’une simple prise de contact avec le plan d’eau. Elle s’est exercée et a démontré ses grandes qualités de nageuse, aussitôt remarquées par ses partenaires et le chef de poste Fabrice Ayoul.

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Lu dans le quotidien Sud Ouest :