Ville d'Ondres

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Ondres d’hier à aujourd’hui… RN10, la traversée d’Ondres (suite)

La RN10 devenue RD810Après Cassiet, il y a eu le premier Kiné à Ondres, « le masseur », monsieur Laid. De l’autre côté, la grande maison de la famille Carty puis Dibos avec fabrique d’eau gazeuse et vente de vin. Plus bas, un puits communal (1908) devant la grande maison du charpentier Lacroix. Puis, il y avait deux épiceries, Dupreuilh-Lesbouyries d’un côté, et Léonie Labarthe de l’autre, dont le mari Vincent avait son atelier de plombier zingueur au bord de la route.
Puis Ami-Ami aujourd’hui, la boulangerie de la famille Labarthe, avec la continuité des frères Labadie, « Quiqui et toutou » jusqu’aux années 50. La boulangerie à cette époque n’avait ni vitrine, ni pâtisserie, exceptées les miches pour Noël, un comptoir rustique et des étagères-corbeilles avec flutes, « kilos » et « quatre livres », mais aussi un stock de son et de reze que les livreuses portaient sur la voiture hippomobile et déchargeaient elles-mêmes en l’absence de clients un peu galants… Ils élevaient aussi des cochons, logés à proximité des habitations sans provoquer de contestations ! Peut-être qu’avec moins de médecins il y avait davantage d’enrhumés ? !
Puis au bord du ruisseau de Cornecu, avant toutes les activités de la famille Dauga, la grande maison des Feuillerat était une auberge jusqu’en 1930 avec aussi un coiffeur pour homme nommé Labarbe. Puis c’était l’atelier de charpente de M. Banicq père et fils, et un peu plus loin la maison « Petit Larrendart », ancienne Guyenne, tenue longtemps par fernande et continuée avec sa nièce. Ce bâtiment avait abrité la maison d’École de 1848 à 1886.
À côté, la poste – fermée aujourd’hui -, propriété de la commune, date de 1908, s’y sont succédé les receveurs Saint-Sevin, Lespiau et Brethe. Un puits communal était à l’entrée. De l’autre côté, l’espace occupé aujourd’hui par l’office de tourisme, poste et autres, a connu aussi plusieurs activités, un cycliste Papoung, la laitière Clémentine avec petit cheval et automobile, et le maréchal ferrant pour les équidés (une centaine à l’époque à Ondres), M. Cazenave père et fils, lequel fut maire d’Ondres de 1947 à 1965, et créa la première agence immobilière à Ondres. À noter que la boucherie Pujou est toujours là depuis plus de cent ans avec la même famille.
Le Café de la Poste, longtemps « la Gaouchère » où se sont succédé plusieurs tenanciers, a été le siège de la Clique (1947) avec les répétitions dans la salle de bal et d’une consorce porcine. Le grand bâtiment comprenait aussi une fabrique d’eau gazeuse.
Puis, c’était le garage atelier de Maxime, plombier, puisatier, mécanicien, poste à essence et également ferrage des bœufs, succession des Delau-Ducassou. À côté, la grande maison, la caserne des douaniers, puis la boucherie de Valentin et de Jeannot.
Il y avait derrière la boucherie le puits communal de Ladebat, et un tailleur, Bordes. De l’autre côté, démolie récemment, la grande maison Laharie-Moret, avec épicerie, et ateliers de menuiserie de « Poliche ».
Nous voici sur l’ensemble de la place publique, où il y avait la maison de chez Pau qui hébergeait les chevaux du relais de poste, la première pharmacie de M. Petriat, un kiné, un pressing et le poste saisonnier de gendarmerie.
Puis la coop, auberge Sarrat (aux marronniers) avec boulangerie tenue par Joseph Hildebert auquel ont succédé les testemales, Corrihons, Banquet et aussi le kiosque à journaux. À côté, il y avait le terrain de basket et le hangar devenu salle des fêtes les années 40, le fronton, le foyer des jeunes (1972), puis le foyer club restaurant, seul rescapé de l’ensemble. Puis la pharmacie actuelle a remplacé la station total qui avait succédé à l’épicerie boulangerie Lafourcade.
Charlot Carty

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Lu dans le quotidien Sud Ouest :