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La bibliothèque municipale organise le 25 avril une rencontre littéraire avec l’auteur jeunesse Pascale Graciet

La bibliothèque municipale d’Ondres organise, le 25 avril à 16h (au sein de la bibliothèque), une rencontre littéraire avec l’auteur jeunesse Pascale Graciet de la maison d’édition Le Ver à Soie. L’occasion de découvrir l’auteur, mais aussi son ouvrage « Le petit arbre à plumes » (texte illustré par Elza Lacotte). L’histoire ? Dans une immense forêt vivaient de très nombreuses familles d’arbres. Les petites graines qu’ils avaient produites et éparpillées tout autour d’eux avec beaucoup de délicatesse et d’amour donnaient naissance à de fragiles tiges. Ces tiges se transformaient rapidement en arbrisseaux et les familles d’arbres grossissaient. Ainsi, leur forêt était devenue la plus grande forêt du monde et c’est là que poussait tranquillement Plume, jusqu’à ce qu’une tempête ne l’emporte bien loin de chez lui…

Qui est Pascale Graciet ? Elle se présente : je suis petite-fille de grands-parents belges qui, suite aux affres de la Seconde Guerre mondiale, ont fui leur pays natal pour l’Afrique noire. Leur voyage les a conduits en Algérie, où ils s’installent avant d’être de nouveau contraints à l’exil en 1962. Je suis donc, née dans le sud-ouest de la France, à Bayonne, en 1971. J’y ai grandi, avec l’étrange sensation d’être là sans être de là, étrangère chez moi, avant de rejoindre la Guyane en 2001, où le coup de foudre fut instantané et où je trouvais enfin ma place dans cette mosaïque de populations venues des quatre coins de la planète. Je trouvais enfin mon chez moi, jusqu’à ce que, en 2008, l’ombre du destin ne vienne de nouveau frapper à ma porte. Avais-je reçu l’exil en héritage ? À mon tour je vivais le déchirement du départ forcé, tout quitter, tout laisser sans retour possible. Aujourd’hui, après bien des années de réflexion, c’est dans mon sud-ouest natal que j’ai posé mes valises. Enfin libérée, j’y construis avec mon compagnon la vie paisible à laquelle je n’ai eu accès qu’après tant d’années.

Édition Le Ver à Soie : maison d’édition indépendante fondée en 2011, Le Ver à Soie travaille sur des papiers de création et attache une grande im­portance au graphisme et à l’illustration. Il est dirigé par Vir­ginie Symaniec, dont la formation de chercheuse l’a conduite à organiser sa ligne éditoriale autour du mouvement, qu’il soit choisi (le voyage) ou subi (l’exil ou le sentiment d’exil). Les textes publiés au Ver à soie se présentent ainsi comme des té­moignages de déplacements ou de décentrements propres aux multiples formes de la quête ou de l’expérience exilique. Son catalogue se construit autour de plusieurs collections, dont une pour la jeunesse. Sans limites de langues ou de territoires, Le Ver à soie valorise aussi bien les littératures francophones que les traductions et les littératures étrangères. Avec la collection « Minuscules », le Ver à Soie souhaite offrir à ses jeunes lecteurs des récits contemporains illustrés abordant le plus souvent, via la question du mouvement, la notion de résilience.

Entrée libre.

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Lu dans le quotidien Sud Ouest :